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De l’écologie et du spécisme

Depuis quelques temps, je vois circuler une vidéo canadienne (celle-ci en particulier mais il y en a d’autres) qui se propose comme outil de sensibilisation aux dangers du « spécisme », c’est-à-dire la discrimination sur base du critère de l’espèce, et qui dénonce l’idée selon laquelle l’humain est supérieur aux autres animaux sur cette planète.
Il est vrai que, dernièrement, il a beaucoup été question de la violence gratuite faite aux animaux et ce sujet n’a pas manqué d’occuper les pages des réseaux sociaux (sous des formes souvent fort discutables et parfois affreusement explicites et voyeuristes).

Dans cette vidéo qui dénonce, on peut entendre que les animaux et les humains « partagent les intérêts les plus fondamentaux : l’intérêt à vivre et l’intérêt à ne pas souffrir. » Il est dit également sur base de ces deux affirmations, et je cite, que « si une personne décide d’ignorer l’intérêt qu’a un animal de vivre et de ne pas souffrir, et décide de payer un fermier afin de l’abattre dans le simple but de satisfaire ses papilles gustative, cette personne se rend coupable de spécisme ».

J’ai toujours été d’une grande émotivité au sujet du respect du vivant et je me reconnais une sensibilité en affinité avec le bouddhisme. Ces questions ne me sont donc pas du tout étrangères. Mais il y a 2 aspects à ce discours qui me choquent : en premier lieu, une attribution limitée de ces intérêts fondamentaux aux seuls animaux et en second lieu, la notion de culpabilité. Lire la suite

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