Le GAPS – Par où commencer ?

En théorie, le régime GAPS commence par le régime d’introduction.

Dans la pratique, beaucoup de personnes choisissent de se familiariser avec ce nouveau mode alimentaire en commençant par le régime global.

L’idée est simple : plutôt que de commencer par la phase du régime la plus dépaysante et la plus difficile à tenir, on commence par éliminer de son alimentation tout ce qui est interdit dans le GAPS. Et les avantages sont déjà énormes pour la santé !

Le régime GAPS comporte 2 phases :

Le régime d’introduction qui est divisé en 6 étapes successives (chacune de durée variable en fonction de la façon dont réagit la personne) et se concentre sur la reconstruction de la muqueuse intestinale, calme les irritations de la paroi intestinale en éliminant tous les aliments nocifs pour la flore bénéfique et apporte des probiotiques en quantité progressive pour lancer les processus de régénération cellulaire et de guérison. Avant de passer à l’étape suivante, on s’assure que le système digestif s’est stabilisé et tolère bien l’étape en cours. Pour ce faire, l’élément indicateur est la régularité des selles : sans diarrhée ni constipation.

Le régime global, beaucoup moins restrictif, bien plus varié, est celui qu’on maintient ensuite pendant un minimum de 2 ans car c’est le temps dont a besoin notre système digestif pour se guérir complètement en retrouvant à la fois sont imperméabilité aux toxines et une implantation durable de la bonne flore.

avocat

Des débuts très résolus !

Quand on découvre le GAPS et qu’on comprend le potentiel que représente ce changement alimentaire, on a envie de commencer à fond ! Et c’est une formidable énergie pour se lancer dans l’aventure.
Si cet élan est un moteur très précieux, il faut aussi garder en tête 2 éléments :

– Les préparations culinaires qui entrent dans le régime d’introduction sont souvent une découverte et demandent un peu de temps. Du temps pour se faire la main et, dans le cas de la fermentation, du temps pour que le produit arrive à maturation.

– Les changements alimentaires importants apportés par le GAPS au début ne sont pas sans influence sur le confort du corps et de l’esprit : frustration et privation, réapparition de symptômes connus quand le corps commence à se nettoyer, fatigue et parfois sensation de ne plus savoir quoi manger sont assez communes dans les premiers moments du GAPS.

Aussi, pour faire ce changement en douceur et ne pas se dégoûter en voulant y aller trop fort, le régime global semble une bonne solution. Pendant cette période de découverte, on peut prendre le temps d’apprendre à préparer le bouillon, le yaourt longue fermentation, la choucroute, la crème aigre, etc.

Je souhaite attirer particulièrement votre attention sur la choucroute dont il faut avoir préparé une grande quantité avant de se lancer dans le régime d’introduction. Dans les premières étapes, c’est uniquement le jus de fermentation de la choucroute qu’on consomme. Or, ce précieux jus est présent en petite quantité dans les bocaux.
Il faut aussi prendre en compte le processus de fermentation des légumes qui nécessite plusieurs semaines (comptez 3 à 6 semaines).

Il peut aussi être intéressant de préparer et de congeler quelques portions de bouillon pour ne pas tomber à court de cet or liquide tout le temps présent pendant le régime d’introduction.

Une fois les nouvelles habitudes prises, les recettes apprivoisées et le stock constitué, on peut alors se lancer dans le véritable régime d’introduction en 6 étapes, avec l’avantage considérable d’avoir déjà suivi le régime global pendant quelques temps et d’en avoir tiré les premiers bénéfices.

Je vous souhaite à tous un chemin tout en douceur vers une meilleure santé !

 

 

Publicités

10 réflexions sur “Le GAPS – Par où commencer ?

  1. Bonjour,

    j’ai acheté le livre GAPS. J’ai des troubles digestifs, intolérances, allergies et tt à un tas de symptomes à régler. Tout d’abord bravo pour ce site car il y en a peu sur la toile sur ce sujet extrêment intéressant et qui devrait concerner bien du monde !

    J’ai une question, je n’ai pas un gros budget pour les achats en bio, et je me demandais si acheter un poulet (pour le bouillon) qui soit élevé en plein air, nourri aux céréales végétales etc…c’est bon quand même ? Et si jamais on achète pour faire des jus pas que du bio ? Je dois dire que j’essaye au maximum mais ca fait un budget.

    Et dernière question très importante pour vivre en société !! Comment faire pour les soirées entre amis dans les bars ? Quoi commander ? Les jus sans alcool sont sucrés et l’alcool quand on aime ni la vodka ou le vin 😦

    MERCI ENORMEMENT !

    • Bonjour Yves et merci pour vos encouragements !
      C’est une question vraiment délicate que vous soulevez ici et il n’y a pas de réponse unique.

      Dans l’idéal, bien entendu, tout devrait être strictement bio et le plus sain possible.
      Pour la viande, l’élément que je trouve important pour faire son choix est celui-ci : comme chez l’homme, les toxines accumulées par l’animal vont se fixer dans les graisses. Par conséquent, on sait que dans le cadre du GAPS et avec les bouillons de viande grasse, moins la viande est bio et plus le bouillon risque de concentrer ces toxines.
      Maintenant, il y a beaucoup de poulets bio nourris aux céréales… Ce n’est pas l’idéal. Un poulet élevé en plein air qui se nourrit de ce qu’il trouve sera bien plus sain de ce point de vue. Mais aura-t-il subit des traitements antibiotiques ?
      Comme vous le voyez, beaucoup d’éléments entrent en jeu et nous sommes contraints chacun de choisir le moindre mal en fonction du budget et des produits accessibles.

      Il en va de même pour les légumes même s’il on trouve sur internet des listes de légumes à acheter exclusivement en bio comparés à d’autres qui concentrent moins les polluants.
      Personnellement, je ne suis pas convaincue par de telles listes car il faut bien comprendre que l’agriculture conventionnelle produit des légumes sur une terre carencée, donc les légumes eux-mêmes manquent de nutriments…

      Avec le GAPS, on apprend aussi à déguster le Whisky et le Gin. Occasionnellement, bien entendu. 🙂

      • Bonjour,

        Merci beaucoup pour votre réponse.
        Je commence tout juste le régime. Et ce qui va me gêner dans ma vie sociale, effectivement c’est les soirées entre amis, ou juste pr boire un verre.. (déjà que je ne peux plus manger chez personne à l’avenir lol) et comme je vous le disais, je ne sais pas vers quoi me tourner. Car a la limite l’alcool j’en prends déjà quasi jamais donc c’est pas grave (et je n’aime pas le whisky etc) mais je pensais trouver un soft pas trop sucré ou sans sucre mais je ne vois pas 😦 et je pense que GAPS ne doit pas nous bannir du monde réel malgré tout :-). Après peut on guérir malgré qq interdictions c une sacré question et cela dépendra pt de l’état de chacun j’imagine.

        Je voulais vous demander votre avis aussi sur le blé (gluten etc) et le sucre, car dans le livre GAPS, il a l’air plutôt indiqué que même après le régime on ne pourra plus jamais manger du gluten/amidon (pates, farine..) ou du sucre (et chocolat patisserie…) sans risquer de devoir tt refaire ? Car je pense bien garder de bonnes habitudes mais si on aime la patisserie ..car si l’ont guéri notre paroi intestinale et qu’on y va doucement ?

        En tout cas Merci vraiment, c’est appréciable de trouver un site francais si utile!

        blé trouble meme système en bonne santé?

      • Il faut peut-être se tourner vers les jus de fruits (nature s’ils sont disponibles) mais c’est vrai que ce genre d’occasions sociales sont toujours un risque d’écart au régime. Les filles prennent des infusions !? 😉
        Toujours une question d’écarts occasionnels pour les pâtisseries et les féculents. N’oubliez pas que ce goût pour les aliments de ce genre est aussi conditionné par la flore intestinale qui, si elle évolue, peut aussi changer les goûts te les habitudes avec le temps.
        Dans le livre, on trouve des pistes sur la façon de cuisiner les aliments interdits dans le régime global, comme le trempage des légumineuses, le fait d’utiliser de la farine de blé germé, etc.
        C’est du travail en cuisine mais une possibilité, il me semble, de réintroduire un peu de ces aliments conventionnels sans trop de casse.
        Comme dit le Dr Campbell, il est en revanche nécessaire de ne jamais reprendre une alimentation moderne industrielle.
        Et, oui, je pense que le blé moderne est une agression pour un système sain également.

        Bon appétit et bonne santé !

      • J’utilise du beurre clarifié lorsque celui-ci doit chauffer (cuisson, pâtisserie, etc). Le beurre cru bio, je le réserve pour tartiner.
        Le beurre pasteurisé, même bio, est vraiment à éviter par contre. 🙂

  2. Merci pour ce merveilleux blog. J’ai une question : je vois tout le monde manger/boire des probiotiques (jus de choucroute par exemple) et j’ai une question : ayant commencé depuis seulement 5 jours le protocole du régime GAPS (je jongle entre le régime détox très ardu et la première/deuxième étape) et une seule cuillère à café de jus de choucroute crue fermenté (en bouteille) me donne des coliques épouvantables pendant environ 12 heures d’affilée. J’ai une candidose, un hélico bacter pilori et de nombreuses allergies (SGSL). Pouvez-vous me dire si cette réaction est normale, si oui pourquoi, si non pourquoi . Merci à Tous, je me sens tellement rassurée de lire ce blog si vous saviez……

    Maud

    • Bonsoir Maud,

      Me voilà bien embêtée de découvrir ce message après des semaines !
      J’espère que tout se passe bien depuis.
      Les réactions digestives sont très très personnelles et il faut les écouter.
      Peut-être serait-il intéressant de faire un essai de choucroute maison pour être certain du type d’ingrédients utilisés ?
      Il faut vérifier aussi que la choucroute en bouteille est bien un produit vivant et n’a pas été pasteurisé/stérilisé pour la commercialisation.
      S’il y a des troubles digestifs de ce genre, mieux vaut laisser la choucroute de côté pendant un temps et refaire un essai d’ici quelques jours ou semaines.
      Pourquoi pas soutenir la flore intestinale avec des gélules de qualité en attendant de pouvoir compter entièrement sur les aliments probiotiques maison ? Sans oublier le yaourt sans lactose, si tu le tolères.

      Bonne route !

      P.S. : si tu as l’occasion de rejoindre le groupe GAPS sur Facebook, il y a une sympathique communauté qui partage ses expériences. C’est un espace bien mieux adapté à cela que les commentaires de ce blog personnel où ma présence fait parfois défaut… 🙂

      • merci de ta réponse, et tu vois moi aussi du coup je tarde à te répondre ! Je suis suivie depuis un mois par une naturo spécialiste GAPS et j’ai réglé le problème avec elle : pour l’instant, pas de produits fermentés puisque j’ai une candidose intestinale et que ce n’est pas conseillé pour l’instant. merci et belle soirée à TOI. Maud

Les commentaires sont fermés.