Le Milkshake GAPS

THEmilkshake
– Qu’est-ce que tu bois ?
– De l’œuf cru.
– Bleuuuuaaarhhk…
– Mais ça goûte le smoothie !

Je l’ai souvent dit, le régime GAPS fait changer nos goûts en matière d’alimentation !
Pas facile d’incorporer autant d’oeufs -surtout de jaunes- que ce que le Dr Campbell préconise dans son régime. Encore moins quand on aime pas ça !

Et bien, avec ce « milkshake » dont la recette était proposée sur la page facebook officielle du GAPS il y a quelques semaines, même les plus difficiles d’entre nous peuvent « gober un oeuf » sans mal ! Je parie même qu’ils y trouveront autant de plaisir que moi !
C’est une recette toute simple sur base d’un jus frais de légumes ou légumes/fruits classique. Comme toujours dans le cadre du régime GAPS, on choisira exclusivement des ingrédients bio !

Ingrédients :

– un mélange de légumes et, éventuellement, de fruits ;

– un ou deux oeufs selon le goût (rien que les jaunes si on préfère) ;

– une cuillère à soupe de crème aigre crue.

Pour la crème crue aigre, peu de marge de manoeuvre : il faut la faire soi-même.
C’est tout récemment que j’ai trouvé où acheter de la crème crue biologique, que je n’ai pas encore entrepris de faire fermenter. Donc cette recette est illustrée avec le produit le plus approchant que j’utilisais jusqu’ici : de la crème biologique pasteurisée au bain-marie. Un procédé que j’espère un peu plus doux que les autres.
On peut aussi remplacer la crème aigre par du lait de coco !

Matériel :

– une centrifugeuse ;

– un mixer (ou un blender) ;

– un grand bol pour mixer le tout sans en mettre partout.

milkshake-legumes
Pour l’instant, ma combinaison préférée c’est un jus de légumes composé de carotte, de céléri et d’un petit morceau de betterave.
Je vous invite à revoir la liste des légumes et fruits conseillés pour les jus frais sur le site de référence du GAPS francophone (voir « Exemple de menu » en bas de page).

C’est parti !

1/ Laver et nettoyer les légumes, à l’eau filtrée de préférence puisque les légumes seront consommés crus et que les polluants éventuellement présents dans l’eau de distribution ne seront pas éliminés par une cuisson comme c’est le cas avec les légumes cuits à la vapeur.

2/ Les passer à la centrifugeuse.

milkshake-centrifugeuse

3/ Ajouter les oeufs.
Pour la quantité, si comme moi, vous n’êtes pas très à l’aise avec l’idée d’un oeuf cru dans votre verre de jus, je suggère de procéder par étapes : un jaune seul pour commencer, peut-être deux si le premier essai vous plait, puis tenter un oeuf entier et voir ce que ça donne. On peut aller jusqu’à 2 oeufs entiers par verre de jus et il peut être consommé 2 fois par jours (un jus le matin à jeun et un autre en milieu d’après-midi).
Pour moi, c’est 2 jaunes séparés des blancs. 🙂

milkshake-oeufs

4/ Ajouter l’équivalent d’une cuillère à soupe de crème aigre.

milkshake-creme

5/ Mixer le tout quelques instants. Il va se former une belle mousse octueuse !

milkshake-mix

C’est prêt !
Bonne dégustation !

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4 réflexions sur “Le Milkshake GAPS

  1. Bonjour à vous!

    Ayant découvert il y a quelques mois les théories du Dr. Campbell sur le syndrome entéropsychologique, je me suis (un peu comme vous) totalement reconnue dans son discours et les symptômes qu’elle évoque. Cela correspond totalement à ce dont je souffre depuis des années et des années, tant sur le plan physique que psychologique! Parallèlement au régime GAPS, j’ai aussi découvert les topos de Taty Lauwers, notamment concernant les « canaris de la modernité »: là encore, j’ai compris que je souffrais d’allergies retardées à une quantité de choses (salicylates, histamines, etc.)

    Aujourd’hui, après avoir suivi la cure de Taty Lauwers pour les « canaris », je souhaite me lancer dans le régime GAPS. C’est donc avec un grand intérêt que je parcours les pages de votre site depuis quelques semaines. Et, vraiment, quelle mine d’or que votre blog! C’est un outil plus que précieux, à tout point de vue: qualité des images, qualité des informations /explications, qualité de l’expression, etc. Je ne me lasse pas de vous lire et d’apprendre de nouvelles choses! D’autant que cela est très réconfortant car mettre en place le régime GAPS a tendance à isoler du reste du monde… Bref, vous l’aurez compris, le travail que vous fournissez est très très précieux et je vous en suis bien reconnaissante!

    Pour finir, j’ai quelques infos supplémentaires à vous demander, concernant vos avancées (et oui, on a envie de savoir où vous en êtes concernant certaines de vos expériences…!)

    – tout d’abord où en êtes-vous des expériences avec la choucroute? Est-ce que cela a fini par donner quelque chose de mangeable?!

    – avez-vous une recette de crème aigre crue?

    – je n’ai pas bien compris le problème que vous rencontriez avec la yaourtière pour faire des yaourts fermentés 24h. Plutôt que d’acheter un déshydrateur, ne suffit-il pas de remettre la yaourtière en marche une fois qu’elle a fini son cycle de 15h00? D’autre part, il existe des yaourtières qui ne sont pas programmables et qui fonctionnent en continu, ne peut-on pas les utiliser pendant 25h, tout simplement? (peut-être qu’il y a un paramètre que vous avez mentionné et qui m’échappe; dans ce cas je suis désolée de vous embêter avec mes questions stupides sur les yaourtières!!)

    Encore une fois, merci à vous! J’ai l’impression que cela aide beaucoup de gens.
    Au plaisir de vous lire.

    • Bonjour Cerise,

      Et merci pour ce long message enthousiasmant ! 🙂

      Les essais de choucroute sont très concluants. Le blog de « Ni cru ni cuit » est si bien fait qu’en faire un article ici ne me semblait pas une urgence mais c’est vrai que cela complèterait les « essentiels » du GAPS dans la section des recettes. Je m’y colle prochainement ! 😉 En attendant, le blog en question est super complet pour se lancer dans la lacto-fermentation.

      Pour la crème aigre à base de crème crue, c’est très simple : un litre de crème crue et un flacon de ferments pour yaourt laissés à fermenter à température ambiante pendant 24 heures dans un récipient avec couvercle, puis conservé au frigo jusqu’à une semaine.

      Et en ce qui concerne les yaourtières, le problème vient du fait qu’un appareil de ce genre est adapté aux besoins de la recette conventionnelle du yaourt qu’on laisse fermenter en général une douzaine d’heures. Dans la notice des appareils que j’ai examinés avant de me décider pour le déshydrateur, on annonçait une durée de fonctionnement en continu maximale allant de 15h à 19h. Il faut donc craindre une éventuelle surchauffe de l’appareil électrique si on l’utilise au-delà de cette durée et, par conséquent, la disparition des précieuses bactéries amies.

      On peut toujours procéder comme suit : tester une yaourtière pendant les 25 heures nécessaires mais avec de l’eau à la place du lait et vérifier la température pendant les dernières heures. Evidemment s’il s’agit d’un nouvel achat, c’est un peu hasardeux d’acheter un appareil uniquement pour voir s’il dépasse ou non la barre fatale des 45°.

      Si la notice d’utilisation de l’appareil qui vous intéresse est disponible, soit chez le vendeur, soit en ligne, on y trouve parfois des infos sur le nombre d’heures d’utilisation conseillées.

      Bonne recherche et bon découverte du GAPS ! 🙂

      • Oui, cela aide beaucoup de gens 😉 …

        Bonjour Flosapertus et Cerise,

        Flosapertus,
        Merci pour ce chouette blog et de partager ton expérience… ça m’a bcp inspirée ! J’ai reçu le livre la semaine dernière, j’ai commencé les bouillons et en attendent la choucroute qui fermente à l’ombre, je me prépare à commencer la phase d’introduction cette semaine … J’ai un peu peur de perdre les quelques kilos qui me restent (après le régime candidose), mais je suis rassurée quand je lis tes commentaires et ceux de dr Cambell.
        Il faut que je le dise que depuis que j’ai découvert ton blog et le régime GAPS, je vois un peu de lumière dans l’horizon (je perdais tout espoir)…ah c’était dur !

        Flosapertus et Cerise,
        J’ai quelques astuces économes, quant au yaourt fait maison. Certains les trouvent compliqué, mais ça ne l’est pas 😉
        Moi je le fais sans yaourtière, comme ma grand-mère. C’est un peu folklorique, je viens des Balkans.
        Pour trouver la température juste pour les ferments, elle réchauffait le lait et mesurait la température avec son petit doigt, il fallait qu’il soit tiède ni brulant, ni trop frais. Moi, femme moderne 😉 l’an dernier, J’ai acheté un thermomètre pour faire des yaourts à 37°C exactement, comme Mme Klein (en vente en magasin bio).

        Donc pour faire du yaourt, je verse le lait dans des grands pots en verre (ma grand-mère le laissait dans la casserole dans laquelle elle le faisait chauffer). Puis comme ma grand-mère à la température juste (37°C pour moi) je verse dedans le ferments ou le yaourt, je enroule d’abord dans un torchon. Et ensuite, je l’enroule encore une fois, dans une grande couverture qui garde la chaleur (type polyester). Et, elle le laissait dans une pièce (où il y avait le poêle) à température ambiante pendant des heures. Plus elle le laissait fermenter, plus son yaourt devenait acidulé (ce n’est pas le cas avec le mien). Dans mon appartement, il ne fait pas très chaud (ou c’est pas la même chaleur épanouissante que les bactéries aiment tant), et comme j’ai peur de les rater (je ne suis pas aussi douée que ma grand-mère), je prête aux yaourts ma bouillotte 😉 Je pense que ça leur donne un petit coup de pouce pour démarrer. Quand, au bout de 12 à 15h (la durée que je les laissais avant de découvrir Dr Cambell) je les récupère ils sont tièdes. Je ne sais pas à quel point la bouillotte est importante (elle est froide à ce moment là)…mais moi, je n’ose pas les faire sans…même si je dois me peler les miches pendant une nuit 😉

        A propos des yaourts, j’ai une question.
        Dans l’introduction des produits laitiers, Dr Campbell à l’étape 3, dit qu’on peut introduire le yaourt fait maison. Ensuite, à l’étape 6 elle conseille d’essayer d’introduire du yaourt nature contenant des ferments VIVANTS. Je ne comprends pas ce qu’elle entend par ferments vivants? Aurais tu-une idée?

        Mille mercis encore pour ta générosité et bonne rétablissement.

        Milla de Lyon

      • Bonjour Milla !
        La méthode de la bouillotte est assez géniale, c’est vrai.
        Je suis toujours admirative de ces solutions simples qui marchent à merveille.

        Maintenant, pour le yaourt tel qu’on le fait pour le régime GAPS, cette technique de la couverture et/ou de la bouillotte a aussi ses limites. A l’inverse d’une yaourtière classique qui risque de dépasser la température maximale de fermentation et de faire disparaître les précieuses bactéries, la technique de la couverture risque fort de ne pas maintenir la température durant les 24 heures minimum qui sont nécessaire pour que les bactéries qui participent au processus de fermentation se nourrissent de la majeure partie du lactose pour rendre le yaourt obtenu très digeste et adéquat pour un patient GAPS. Car si la température chute trop, les bactéries ne seront pas menacées comme en cas de trop forte chaleur mais elles réduiront très fort leur activité. On peut alors s’attendre à ce que la teneur en lactose reste trop forte pour être bien tolérée par une personne qui souffre de dysbiose intestinale.
        As-tu testé les yaourts en fermentation de 24/25 heures avec ta fidèle bouillotte ? 🙂

        Pour ce qui est des 2 consignes contradictoires, je ne les avais pas relevée dans le livre… Mais je ne fais aucune différence entre « yaourt maison » et yaourt avec ferments vivants. C’est parce que les ferments restent vivants dans le yaourt maison qu’ils sont intéressants pour renouveler la flore intestinale et qu’ils sont essentiels dans le régime GAPS. Et c’est aussi pour cette raison que la température est si importante pendant cette fermentation longue.

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