Huit mois de GAPS

Le régime GAPS est devenu mon quotidien depuis 8 mois. Il fait désormais tellement partie de ce quotidien que l’impulsion de la nouveauté et de la découverte indispensables pour moi pour écrire régulièrement sur ce blog s’est effacée pendant 3 longs mois !
On peut s’interroger (en tout cas moi je m’interroge ! 😀 ) sur le sens de créer un tel blog quand on est une touche à tout dans mon genre qui se lasse rapidement d’un sujet pour se lancer dans un autre du jour au lendemain (certains me parleront du TDA/H et ils n’auront pas entièrement tort ! Après tout, ça reste dans le spectre du syndrome GAP n’est-ce pas ? 😉 ). Mais je préfère mettre de côté la culpabilité et me concentrer sur les bonnes nouvelles de l’actualité de ces derniers mois et sur la très belle participation de tous les membres du groupe de discussion sur Facebook  grâce à qui je découvre des tas de choses ! Comme cette couverture du Time… Historique !

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La couverture du Time Magazine (juin 2014) qui met fin à 60 ans de diabolisation des graisses saturées : « Mangez du beurre. Les scientifiques ont fait des graisses notre ennemi. Pourquoi ils avaient tort »

Ce sujet n’est résolument plus une affaire de blog personnel.
Les médias s’emparent de ces concepts, des études scientifiques qui rejoignent de près ou de loin les conclusions du Dr Campbell. Les articles et les documentaires sur le microbiote intestinal et son rôle sur notre santé physique et mentale sont de plus en plus nombreux.
Il est vrai que face à ces nouvelles informations, les choix et les méthodes de traitement ne font pas encore l’unanimité mais c’est là que le partage d’expérience des gens qui ont découvert les travaux du Dr Campbell et d’autres approches similaires sont précieux. Ce blog n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan d’une réelle prise de conscience collective qui est en marche. C’est une vraie joie pour moi d’être « passeuse de mots » pour ceux que je croise et ceux qui tombent sur ces quelques pages d’information au sujet du régime GAPS, au sujet des excellents résultats obtenus par ceux qui le mettent en œuvre depuis des années et qui choisissent à leur tour de tenter l’expérience pour améliorer leur santé.

Pour répondre aux questions de plusieurs d’entre vous, cet article est aussi l’occasion de faire l’ « état des lieux » de mon régime GAPS à ce jour :
Je suis toujours le régime « global » et je n’ai pas encore mis en place un vrai régime d’introduction dans les règles.
Cependant, le seul régime global a déjà changé beaucoup de choses pour moi surtout au niveau de la sensibilité alimentaire : les intolérances gluten/lactose ont beaucoup diminué. Je le constate quand… je fais un écart par rapport au régime ! Si des symptômes apparaissent, c’est avec moins de force et cela dure moins longtemps.
Au niveau de l’immunité générale aussi, de belles différences : je ne m’enrhume plus toutes les 3 semaines pour un petit rien. Mon eczéma ne montre plus le bout de son nez… sauf quand je mange des aliments qui ne font pas partie du GAPS. Une bonne façon de rester motivée ! 🙂
L’autre différence notable est affaire de filles ! Par le passé, j’étais, comme beaucoup d’autres, très sujette aux infections à Candida en général et dans la sphère gynécologique en particulier. Les petits traitements conventionnels avaient fait pas mal de dégâts au niveau de la muqueuse. Si le régime « anti-candida » que j’avais suivi pendant une longue période avant de découvrir GAPS avait bien estompé ce genre de déséquilibre de la flore vaginale, en revanche, il n’avait pas beaucoup aidé le corps à se guérir à quelque niveau que ce soit. A ce sujet, je vous invite à relire l’excellent article de The Healthy Home Economist dont je vous ai proposé une traduction ici.
C’est là que l’intervention des bonnes graisses du GAPS est pro-vi-den-tielle ! Pour guérir les muqueuses (et tout le reste), il faut du gras ! Régulièrement.

En ce moment, ma journée type avec le GAPS commence le matin avec un grand verre d’eau parfois additionné de citron. Puis pour remplacer mon jus de légumes habituel, j’ai adopté le « Milkshake GAPS » proposé il y a quelques semaines sur la page anglophone du régime GAPS (toujours sur le tentaculaire Facebook). Je vous expliquerai cette recette simpliste et délicieuse dans le prochain article. Il tient lieu de petit-déjeuner tardif, en général.
Pour le repas de midi, je me régale souvent avec des œufs brouillés accompagnés de ghee et des restes de légumes vapeur que j’ai à ma disposition. Le soir, je consomme les viandes (et leurs bouillons, parfois en soupe) accompagnés de légumes en variant les graisses utilisées. Les légumes fermentés sont aussi en accompagnement en fonction de mes envies. Entre les repas, pour les petits creux, il y a le yaourt GAPS, les fruits frais ou secs, les noix et les fromages autorisés (mon grand amour, le Comté…).

Les désavantages !
Pas besoin d’avoir un recul de plusieurs mois pour s’en rendre compte : le GAPS demande du temps, beaucoup de temps ! Le principe de consommer une nourriture saine, vraie et vivante implique de faire tout soi-même ou presque. Les heures passées en cuisine sont donc nombreuses, parfois avec bonheur pour apprendre de nouvelles techniques géniales, parfois dans la lourdeur quand on a que l’énergie d’ouvrir un paquet de biscuits. Si j’ai survécu à 8 mois de GAPS sans congélateur (!!) c’est uniquement parce que mon mode de vie actuel me permet de prendre le temps pour ces choses essentielles. Je caresse tout de même l’idée de pouvoir rapidement investir dans un bon congélateur pour pouvoir plus facilement préparer les repas en quantité et avoir le luxe de compter sur des portions de réserve prêtes à être réchauffée quand le temps manque ou quand je le consacre à autre chose.
De ce désavantage découle logiquement un autre : on est assez dépendant de sa cuisine et de la qualité des produits qu’on peut trouver. Un séjour à l’étranger, une journée de déplacement ou un simple resto sont autant de situations où je sais que la qualité des repas ne sera pas toujours au rendez-vous (ou au prix d’une organisation de fer pour un pique-nique tous terrains mais ce n’est pas toujours possible !). C’est donc une question d’équilibre personnel à trouver entre mon confort et ma santé et des moments plus improvisés où je ne mangerai pas nécessairement des choses autorisées et où je devrai en assumer les effets au niveau immunité (« Tiens, j’ai la gorge qui gratte… »), au niveau confort digestif (« Aïe, mon ventre n’est pas en forme aujourd’hui… ») et, par conséquent, en rassemblant tout cela, au niveau de l’humeur, de l’état d’esprit et de l’énergie disponible…

Le grand écart entre rythme de vie moderne et qualité de vie naturelle…

Dans un registre plus léger, j’ai aussi constaté à quel point le GAPS réussit bien aux chats, qui ne s’y trompent pas et se jettent sur le moindre reste qu’on leur propose avec une avidité qui fait toujours sourire. Et voir les effets sur leur santé et leur état général quand ils mangent moins de pâtée chimique et de croquettes aux céréales, c’est un encouragement de plus.
Une leçon toujours renouvelée de nos animaux de compagnie. Pour se nourrir comme pour le reste, suivre son instinct !

Bonne santé et bonne rentrée à tous !

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2 réflexions sur “Huit mois de GAPS

  1. Bonjour Petite faune!!! JE VEUX LA RECETTE DU MILKSHAKE GAP!!!!!!!SVP!!!!!!!!!!

    Je ne sais plus quoi manger le matin!!! Grand merci!! Et bravo!!!! Claude

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