Et l’acidité dans tout ça ?

Cet article est un complément à un précédent article au sujet de la réaction de détoxification aussi appelée réaction de « die-off »

Avant de découvrir le GAPS, mon programme nutritionnel était axé exclusivement sur l’équilibre acido-basique.
J’avais consulté pour tout un tas de symptômes : je m’enrhumais près d’une fois par mois et je mettais toujours du temps à me remettre, j’avais subitement commencé à faire de l’eczéma sur la paume des mains et la plante des pieds, j’étais tout le temps fatiguée, je constatais des intolérances alimentaires toujours plus prononcées, je multipliais depuis longtemps les épisodes de mycoses et je savais que j’étais infestée de candida de façon latente ou ouvertement déclarée en fonction des moments, etc.

Informée par mon médecin que l’eczéma est véritablement l’ultime vecteur d’élimination pour le corps une fois que les autres organes d’élimination (foie, reins, poumons et intestins avant l’organe peau) sont submergés, j’étais déjà persuadée que mon alimentation était à la fois la cause et la solution et j’avais tout misé sur un régime qui se voulait alcalinisant.
Aux différents tests (MORA, kinésiologie, et autres appareils de mesures d’oscillation électromagnétique au niveau des organes), mes intestins présentaient des signes d’acidité extrême qu’il était « urgent de corriger ».
Dès lors, je suivais un régime qui se rapprochait beaucoup du régime anti-candida. Limiter les sucres au strict minimum, c-à-d à ceux naturellement présents dans le riz et les légumes (et certains jus de fruits allongés d’eau). Supprimer toute source de gluten et de lactose. Baser mon alimentation sur les aliments alcalinisants et le riz mi-complet alors censé absorber l’acidité présente dans le système digestif.
Et, de 4 mois en 4 mois, à chaque consultation, je constatais… que ça ne faisait aucun effet sur mon terrain acide. Au désespoir de cette nutritionniste qui s’excusait à chaque fois d’un petit sourire concerné en commentant d’un « on aimerait que ça marche à chaque fois… » ou d’un « est-ce que vous avez des sources de stress dans votre vie ? »… comme si la vie moderne était un fleuve tranquile que la majorité d’entre nous pouvait traverser le sourire aux lèvres.
Etant d’une nature anxieuse et avec mon lourd passif de troubles liés à l’anxiété, j’avais donc décidé de mettre cela sur le compte du stress permanent. J’ai laissé tomber ses consultations totalement hors de prix et continué à suivre au mieux ce régime qui m’avait au moins permis de tomber malade moins souvent.

Lorsque j’ai découvert le régime GAPS et compris la nocivité des céréales pour l’intégrité de la paroi intestinale, j’étais encore très conditionnée par les considérations acido-basiques. Pour cette raison, la perspective de remanger de la viande en quantité m’inquiétait un peu. Mais, sachant que tous mes efforts précédents n’avaient pas pu diminuer cette fameuse acidité des tissus et des intestins, j’ai décidé de tenter le coup. J’étais avant tout motivée et entièrement focalisée sur l’idée qui pour moi est la plus importante : priver de nourriture les bactéries pathogènes responsables de tous mes maux.

Je l’ai compris un peu plus tard : pour le Dr Campbell-McBride, essayer de « corriger » les fonctions du corps, d’influencer précisément un équilibre aussi complexe que l’équilibre acido-basique de l’extérieur est une gageure. Elle rappelle qu’un même aliment pourra avoir une action acidifiante ou alcalinisante en étant consommé à tel ou tel moments de la journée, en fonction d’un grand nombre de paramètres physiologiques (et, j’ajouterais, psychologiques). Ce sont des mécanismes complexes impossibles à reproduire artificiellement ; qui plus est en présence d’un système digestif fragilisé qui fausse les réactions du corps par rapport à la nourriture.

Cependant, j’ai gardé quelques habitudes de mon ancien régime en commençant le GAPS et c’est un sérieux coup de pouce pour faire face aux changements alimentaires qui l’accompagnent.
Mieux encore, une fois entamée la lecture du livre de référence, j’ai constaté que cela faisait partie des recommandations pour faciliter le régime d’introduction (particulièrement pour les personnes sujettes à la constipation) :

– Manger beaucoup de légumes ! Ceux autorisés bien sûr. Il n’y a rien de tel pour aider à bien digérer les repas du régime GAPS.

– Le matin à jeun, un verre d’eau minérale tempérée (ou même chaude en cas de refroidissement) additionnée d’une rondelle de citron. Paradoxalement et contrairement à beaucoup de fruits, le citron, pourtant très acide au goût, est un excellent alcalinisant pour l’organisme !

– Le matin avant le petit-déjeuner, un verre de jus de carotte frais. Une bonne journée commence toujours par le bruit (parfois perçant, attention aux oreilles sensibles…) de la centrifugeuse ! Il existe des tas d’autres jus et combinaisons de jus possibles mais j’apprécie particulièrement le jus de carotte qui augmente la production de bile (souvent insuffisante chez les personnes constipées) nécessaire pour digérer les graisses très présentes dans le régime GAPS.

– Un petit déjeuner tardif. Notre corps a son rythme et entre 4 heures et 10 heures du matin, il est en phase de détoxification. Un petit-déjeuner trop matinal ne fait que perturber le corps dans son travail. Autant attendre un peu et manger vers 10 heures ou un peu après, l’heure à laquelle tout le monde commence à avoir faim !

– Le petit truc découvert grâce au GAPS : des tisanes au gingembre frais entre les repas. Si on aime le goût brûlant du gingembre, c’est un vrai délice en tisane aussi. Mais on peut utiliser un peu de miel (qu’on préfèrera toujours cru et non pasteurisé) pour adoucir.

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2 réflexions sur “Et l’acidité dans tout ça ?

  1. Bonjour, j’ai commencé le régime d’introduction mardi (nous sommes dimanche) et depuis mercredi, je réagis très violemment : migraines à devenir cinglée, myalgie dans les jambes, le dos, la nuque, frissons et maintenant insomnies dues à l’ensemble de ces douleurs accompagnés d’un petit 38 de fièvre, évidemment, je ne prends rien pour me soulager niveau médicaments, mais je suis un peu à bout, que dois-je faire ? Je suis tellement dans le flou que je ne sais plus si je dois passer à l’étape 1 ou rester dans l’introduction jusqu’à la fin de cette très forte réaction. Pour info, je suis une femme de 55 ans dont les problèmes principaux sont la constipation, les ballonements et la prise de poids, n’ayant pas trouver de réponse dans le livre, je m’adresse à vous, merci d’avance.

    • Anne-Marie, vous suivez la première étape du régime d’introduction pour l’instant ? Bouillons, viande, légumes et probiotiques maison ?

      Ce que vous décrivez là pourrait être une crise curative (voir ), c’est à dire l’effet des toxines libérées quand le corps commence à se nettoyer.
      Si ces réactions sont aussi marquées pourquoi ne pas commencer plus en douceur ? Par exemple, en passant d’abord par le régime global pendant un temps avant de faire le vrai régime d’introduction. C’est comme cela que procèdent beaucoup de familles concernées par ce changement alimentaire et les bénéfices sont déjà nombreux lorsqu’on supprime simplement tous les aliments interdits dans le GAPS. Par la suite, on peut mettre en place le régime d’introduction une ou plusieurs fois, pour bénéficier encore mieux des bénéfices du régime.
      Bien entendu, mon avis ne remplace pas celui d’un professionnel de la santé, formé ou non au GAPS. Il existe des listes de praticiens qui peuvent accompagner dans les prémices du régime, sur le site officiel : http://www.gaps.me/preview/?page_id=496

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