Vœu de ragoûts – Le gras [1/3]

« Plus le patient consommera de graisses animales, plus vite il guérira. » Dr Campbell-McBride

Le premier pilier du GAPS. L’incontournable. La marmite qui mijote en permanence dans la cuisine et se déguste de mille façons : j’ai nommé, le bouillon !
Dès qu’on entame ce changement alimentaire, il y a toujours un bouillon qui frémit sur un coin de la cuisinière.
Il y a tout d’abord les bouillons de viandes (voir la recette basique plus en détails) : viandes grasses, os de bonne taille pour en consommer la moelle (les bouchers ont pour habitude de donner quelques os avec le sourire – c’est l’occasion d’en profiter !), poulets entiers avec la peau (et les articulations dégagées d’un coup de couteau pour que le cartilage imprègne le précieux breuvage de toutes ses vertus nutritives), poissons, etc.
La viande doit être entièrement immergée sous de l’eau filtrée (l’eau du robinet est chlorée, entre autres, elle est donc à proscrire) et l’eau portée à ébullition un court instant. On assaisonne ensuite de sel marin et de poivre et on laisse mijoter à feu doux entre 2 heures (pour le poulet, un peu moins pour le poisson) et 4 heures (pour les viandes rouges les plus coriaces). Une fois débarrassé des morceaux de viandes et d’os qu’on réserve à part, le bouillon est filtré puis consommé ; tel quel tout au long de la journée ou comme base pour les soupes. Il est important de ne pas dégraisser les bouillons car les nutriments contenus dans ces graisses animales sont indispensables pour guérir le système digestif.

Faire vœu de ragoût, ça n’a l’air de rien comme ça ! Mais ça peut demander une certaine abnégation pour les plus difficiles d’entre nous. Certains ne supportent pas l’idée de manger la moelle, d’autres redoutent le croquant du cartilage sous la dent… Pourtant il est très important de consommer toutes les parties de la viande, même les plus gélatineuses car c’est LA nourriture qui permet de créer en quantité les membranes de nos cellules ! Et pour guérir la paroi de nos intestins malmenés, il faut créer d’innombrables nouvelles cellules. Et donc, consommer ces aliments pour fournir au corps de précieux « matériaux de construction » à foison.
Personnellement, j’ai toujours adoré la moelle. Mais je suis incapable de manger de la peau ou du cartilage.
Pas de panique : le blender ou un bon mixer sont là pour dissimuler la chose sous de généreux légumes.

Plus tard dans le régime. On peut aussi prépare du bouillon d’os.
Ce bouillon ne devrait pas être consommé avant que la paroi intestinale ait repris une bonne imperméabilité car il contiendra naturellement du glutamate, un neurotoxique s’il parvenait jusqu’au cerveau. Il faut dons s’assurer que les intestins sont déjà en très bonne voie de guérison avant d’en consommer.
Il s’agit d’utiliser tous les os débarrassés de leur viande (qui ont soit déjà cuit quelques heures, soit peuvent être crus) toujours couverts d’eau et additionné de vinaigre ou de jus de citron, qu’on fait cuire à feu très doux, pendant 24 heures ou plus jusqu’à ce que les os deviennent friables ; ce qui signifie que, grâce à l’action de l’acide du vinaigre ou du jus de citron, ils ont enrichi l’eau de cuisson de tous leurs minéraux. On le consomme ensuite comme le bouillon de viande et ça vaut toutes les capsules de vitamines du monde !
Bien entendu, les viandes qui servent à préparer ces bouillons doivent toujours être biologiques et de la meilleure qualité, sans quoi on se retrouve avec un infâme brouet dans lequel auront eu le temps d’infuser les éventuelles substances toxiques présentent dans les tissus.
Ici, l’avantage pour le porte-feuille c’est de pouvoir utiliser des pièces de viande de moindre qualité qui, une fois mijotées n’auront rien à envier aux morceaux vendus au double du prix ! Sans compter que les très précieux os sont souvent offerts.

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Il est également bon de constater qu’en préparant de cette façon la viande d’un animal qui a donné sa vie pour que nous puissions maintenir la nôtre, nous sommes capables d’utiliser la moindre parcelle nutritive, de ne rien gaspiller et d’allonger dans le temps la consommation d’un morceau de viande d’une manière incomparable avec la cuisson à sec.

Cet article est le 1e d’une série qui présentent les trois « piliers » du régime GAPS.
Accéder à la partie 2 ici.
Accéder à la partie 3 ici.

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Une réflexion sur “Vœu de ragoûts – Le gras [1/3]

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