Le gras, c’est la vie !

insert12
Karadoc, chantre de la sagesse millénaire, avait dit vrai !
Le gras, c’est la vie ! Mais, attention, pas n’importe quel gras.

Dans la vidéo qui ouvrait ce blog, on peut voir que le Dr Campbell s’attaque sans aucun ménagement à ce qui est encore un tabou pour beaucoup d’entre nous.
Non ! Les graisses animales ne sont pas les souvenirs honteux d’une cuisine de terroir qu’il faudrait à tout prix mettre à la sauce light pour ne pas froisser sa silhouette de vilains replis adipeux. Que du contraire, elles sont essentielles à notre corps. Il s’agit de la nourriture par excellence pour guérir la muqueuse intestinale et les graisses animales sont reines dans les premières étapes du régime GAPS, à savoir les plus restrictives au niveau du choix alimentaire.

Pire encore !
Campbell ose le dire : le gras ne fait pas grossir !

Concernant ce dernier point, les trois années qui venaient de s’écouler m’avaient largement préparée à accepter cette idée comme allant parfaitement de soi. Les habitudes alimentaires que j’avais mises en place pour améliorer mon état de santé ne me laissaient aucun doute là-dessus : plus de gluten, plus de lactose mais j’ingurgitais des quantités d’huile d’olive particulièrement imposantes avec tous mes repas. Je n’avais jamais mangé aussi gras de ma vie et pourtant, je perdais du poids. (Ce qui était même un peu ennuyeux car, étant de constitution plutôt mince, ce n’était vraiment pas le but poursuivi. Mais c’est une autre histoire.)

Le fait qu’il s’agisse d’un régime dissocié où protéines et féculents n’étaient jamais consommés en même temps n’était sans doute pas étranger à ma perte de poids. On peut par exemple penser à la bonne vieille méthode « Montignac » qui fonctionne sur ce même principe et donne de très bons résultats. Mais pas pour les patients GAPS et associés… Car de trop nombreux aliments qui nourrissent la flore pathogène sont autorisés dans ce type de régimes ; avec en première ligne les féculents, véritables friandises pour toutes ces vilaines bestioles capables de nous intoxiquer.

D’une part, en découvrant et en comprenant le travail du Dr Campbell-McBride, j’ai réalisé qu’avec un profil et un parcours comme le mien, baser mon alimentation sur un féculent, le riz, aussi sain, biologique et exempt de gluten soit-il, c’était sans doute un contre-sens ! D’autre part, je me suis dit aussi qu’il n’était pas impossible que je prive depuis très longtemps mon organisme de substances dont il a absolument besoin pour fonctionner, par conditionnement un peu idiot, par rejet de la « cuisine de grand-mère » qui, dans ma tête d’intolérante au lactose/gluten, était suspecte par nature, pleine de poisons !
Mais voilà, quand on plonge dans le GAPS, on s’aperçoit que les poisons ne sont pas toujours ceux qu’on croit…

Il faut avant tout revenir aux produits les plus simples possibles et les plus accessibles dans la nature, c’est-à-dire aussi les moins transformés. Le beurre (et le lait) pasteurisé subit de très fortes températures qui le déteriore. Les fragiles huiles végétales sont en partie détruites durant un processus qui les rend difficiles à absorber voire nocives pour le corps. Seule est utilisée l’huile d’olive vièrge pressée à froid. Quant aux barquettes de beurre tartinable, de margarine et autres préparations « anti-cholestérole » (basées sur l’hypothèse nutritionnelle de la maladie coronaire de 1953 depuis entièrement mise en défaut par les recherches scientifiques mais restée très présente dans le discours publicitaire), elles sont beaucoup trop transformées et additionnées de substances chimiques pour être commestibles.

J’ai appris ma leçon et, du jour au lendemain, des bocaux de toutes sortes aux contenus tout à fait étranges se sont bousculés dans mes armoires et dans le frigo : graisse d’oie, graisse de canard, huile de coco, beurre cru, beurre clarifié, bouillons de viandes et d’os… Toutes ces sources naturelles de graisses essentielles qui, parce qu’elles sont extrêmement proches de notre organisme dans leur structure sont directement assimilables par le corps.

Saviez-vous que notre cerveau est presqu’entièrement constitué de graisse ?
Et que pour fonctionner il a besoin… de graisse ?
Les graisses permettent à l’organisme de maintenir l’équilibre de sucre dans le sang. Le sucre, lui, est suffisament présent dans tous nos aliments pour qu’il n’y ait jamais à se ruer sur un morceau de chocolat ou une friandise pour « avoir de l’énergie ». Lorsque qu’on a une fringale de sucre, on a surtout besoin d’un apport en bonnes graisses pour aider le corps à maintenir son taux de sucre optimal.
Quel dépaysement !

Publicités