De mère en fille, dysbiose en héritage

Nous connaissons actuellement une véritable épidémie d’appauvrissement de la flore intestinale bénéfique, pour de nombreuses raisons que nous verrons plus loin. Et par conséquent, puisque les 85% de notre immunité sont constitués de la couche de bactéries amies qui recouvre la paroi intestinale, confrontés à une épidémie d’appauvrissement de notre système immunitaire. Donna Gates et « Dr Natasha » en parlent longuement dans la vidéo postée précédemment au sujet du traitement de l’autisme.

Pour première conséquence, cette détérioration de la flore a un impact direct sur la paroi intestinale qui va s’abîmer au fur et à mesure des agressions qu’elle subit, absorber toujours plus difficilement les nutriments présents dans l’alimentation (ce qui donne des carences et empêche le fonctionnement optimal des organes), devient poreuse et perd suffisamment de son étanchéité pour laisser passer les toxines dans le sang et le reste du corps ; que ces toxines soient directement ingérées avec les aliments ou qu’elles soient le résultat de l’activité des bactéries pathogènes toutes occupées à prospérer en l’absence de la flore supposée les maîtriser.

Épidémie générale de boyaux en passoire.

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Pourquoi en est-on arrivés là ? Et comment y remédier ? C’est une redite par rapport aux contenus vidéos déjà présentés sur ce site mais comme tout le monde n’a pas le temps de regarder une interview complète, ce n’est pas superflu d’y revenir ici.
L’élément central qui permet de comprendre cette évolution est celui-ci : un bébé dans le ventre de sa mère est stérile et ne possède pas de flore intestinale. C’est au moment de venir au monde, en passant par le canal de naissance (qui partage la flore présente dans les intestins), qu’il reçoit les premières bactéries qui vont coloniser son système digestif : celles présentes dans les intestins de sa mère, en l’état.
Je vais reprendre l’idée du Dr Natasha Campbell et y aller de ma petite fiction, volontairement caricaturale pour citer un peu tout ce qui entre en compte.
Imaginons une grand-mère, une arrière grand-mère même. (Si vous voulez lui donner un nom… Alors, moi, j’aime bien « Léontine ».) Elle est née au début des années 30. Elle a grandi dans une ferme. Elle a eu l’habitude de voir la famille s’activer autour d’activités comme la préparation du beurre et de la crème, de la charcuterie maison. Peut-être sa mère organisait la conserve d’une partie des légumes cultivés en les faisant fermenter dans de grands pots en grès. Le pain était cuit sur place avec la farine du voisin et il y avait toujours sur le coin du feu une casserole de bouillon ou un pot-au-feu savoureux pour qui en voulait.
Après la guerre et ses quelques années de vache maigre, Léontine (c’est décidé !) se marie et fait ronronner sa cuisine à grands renforts de crème et de beurre. Elle a entendu parlé des antibiotiques, ces médicament qui commencent à être proposés mais n’en a jamais eu besoin.
Au milieu des années 50, elle donne naissance à son premier enfant : une fille. A l’hôpital, au sujet de l’allaitement, on lui explique qu’il ne vaut mieux pas qu’elle donne le sein et que le lait en poudre sera bien meilleur pour le bébé ! Après tout, c’est vrai, c’est « passé de mode ». Docile, elle biberonne donc la petite quotidiennement avec un lait artificiel (et au lieu d’aider la flore du bébé à s’implanter progressivement en donnant le sein, elle en modifie l’équilibre à chaque biberon).
La fillette sera prise en charge par le médecin de famille et sera exposée, au cours de son enfance, à une série de prises d’antibiotiques pour toutes sortes de raisons, de la simple bronchite aux infections plus envahissantes qui mettent à rude épreuve son système immunitaire (chaque prise d’antibiotique va éliminer entièrement autant les ennemis que la flore bénéfique et, le temps que celle-ci se régénère, les pathogènes ont gagné beaucoup de terrain ; le combat immunitaire reprend son cours avec un net avantage pour les pathogènes et l’écart se creuse à chaque nouvelle prise) au départ, légèrement déséquilibré par l’absence d’allaitement.
Une fois arrivée à l’adolescence, on lui propose la pilule contraceptive qu’elle prend pendant quelques années (son effet nocif sur la flore intestinale est considérable) avant de fonder une famille à son tour. Le monde s’est ouvert et accéléré et c’est une femme de son temps qui, après des études, mène une carrière et profite largement de l’apparition des aliments transformés industriellement pour gagner de précieuses minutes. A l’inverse de sa grand-mère qui consommait pour chaque bouchée de légumes fermentés une quantité providentielle de bonne bactéries et d’enzymes, cette jeune femme va absorber régulièrement tous les additifs de la nourriture industrielle mise à sa disposition, très largement à base de céréales raffinées et de sucres (c’est-à-dire les super-aliments qui nourrissent la flore pathogène).
Et un jour, dans les années 80, elle donne naissance à une fille qui reçoit tout ce paquet-là, cette flore intestinale largement déséquilibrée. C’est son bagage de départ dans la vie et, vaille que vaille elle doit tenir bon au niveau immunitaire, entre les vaccins et les antibiotiques, les friandises pour la récré pleines de colorants, les chips bourrés de glutamate, les sodas qui érodent les réserves de minéraux, les plats préparés de pâtes réchauffés au micro-onde parce que les parents travaillent,…
Elle aussi prendra la pilule pendant plusieurs années. A ce stade, (sachant qu’une des particularité de cette épidémie actuelle c’est l’infestation par les levures, candida, etc. à un niveau global, qui peut rester en sommeil longtemps chez certains ou être réactivé souvent chez d’autres) il est fort probable qu’elle devra aussi utiliser régulièrement des anti-mycosiques durant la période où elle prendra la pilule, l’un et l’autre faisant boule de neige pour installer un véritable terrain « pro-candida ».
Et le jour où elle donne naissance à son premier bébé -disons un garçon pour changer !- le voici qui reçoit pour se défendre des agressions extérieures, une flore terriblement altérée.
Ce bébé est de la génération de ceux qui naissent aujourd’hui. Et si on ne prend pas de mesures pour corriger cette flore, le cycle continue, car le jour où ce petit garçon sera un homme et fondera une famille, il partagera sa propre flore intestinale à celle de la mère de ses enfants (et oui ! on partage tout en amour !).

Voici en quelques lignes la logique de ce qui se passe aujourd’hui sur le plan de notre santé. L’apparition des maladies dites « modernes », les maladies dégénératives, les affections auto-immunes ou ce qu’on désigne fort justement sous le terme d’ « épidémie d’autisme » de par le monde, le nombre incalculable de jeunes enfants « hyperactifs » sous médication, les allergies alimentaires qui explosent… Tout cela est lié à notre système immunitaire qui n’a actuellement plus les moyens de fonctionner et s’effondre littéralement sous la pression toxique diffusée dans tout le corps.

Bien entendu, le corps possède des ressources extraordinaires et pourvu qu’on s’attache à réapprendre à le nourrir adéquatement, il a entièrement la possibilité de se nettoyer et de guérir, de chasser les infections et la prolifération des pathogènes.

Voici l’héritage qu’il nous faut reconstruire pour offrir le meilleur aux générations futures.

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8 réflexions sur “De mère en fille, dysbiose en héritage

  1. Il suffit de regarder ce reportage LE VENTRE: NOTRE 2ème CERVEAU qui confirmera que le bébé in utéro n’est en rien stérile. Et le microbiot de la mère joue un rôle sur le sien… Et le microbiot influence notre cerveau. Alors ce documentaire pourra stresser des mères car elles ont un impact dès la gestation mais surtout éclairer le fait que dès qu’il y a fécondation, il y a des phénomènes d’échanges et de construction « mère/foetus ».
    http://www.dailymotion.com/video/x1jp95s_le-ventre-notre-deuxieme-cerveau_news

  2. « Et si on ne prend pas de mesures pour corriger cette flore, le cycle continue, car le jour où ce petit garçon sera un homme et fondera une famille, il partagera sa propre flore intestinale à celle de la mère de ses enfants (et oui ! on partage tout en amour !). »
    – Ah bon ! Comment l’enfant peut hériter de la flore intestinale du père ? Je pensais qu’il n’héritait que de la flore de la mère, au moment de l’accouchement et par le biais de l’allaitement maternel.

    • En fait, si la transmission de la flore de la mère se fait de manière directe au moment de l’accouchement, en ce qui concerne le père de l’enfant, c’est une transmission indirecte. L’intimité des parents fait qu’ils partagent régulièrement la flore qui colonise leur système digestif respectif donc il subsiste des traces de la flore du père chez la mère.
      Elle parle de cas où les mères de certains enfants autistes ne présentent aucun symptôme du GAPS mais c’est par contre le père qui très affecté par les symptômes en question.

      • Et si c’était, parce que la flore intestinale pourrait modifier l’expression des gènes, le père avait des gènes impliquant l’autisme ? Du coup, ces gènes ont été transmis via les spermatozoïdes et ce serait comme ça que des enfants de pères autistes mais de mères « normales » le soient devenus.
        Parce que bon, j’ai du mal à croire qu’en faisant l’amour, des bactéries du père colonisent la flore vaginale de la mère, surtout si le premier mettait un préservatif la plupart du temps. Après que des bactéries soient présents dans le spermatozoïde, pourquoi pas. Mais il faudrait soit que les parents fassent l’amour très régulièrement sans préservatif, soit que la flore vaginale soit déficiente, de sorte qu’elle absorbe tel quel les bactéries du sperme. Dans les 2 cas ça me paraît peu probable.
        J’émets ces hypothèses en me basant sur des études qui montrent que la prise de probiotiques n’influencent que très peu la flore intestinale chez une personne normale. Peut-être parce que celle-ci se défend pour garder son équilibre. Mais si la flore est « faible » alors les probiotiques pourront plus facilement s’y installer. Je suppose qu’il se passe la même chose au niveau du vagin.

        De plus, je suppose aussi que l’autisme est avant tout un trouble du développement, dans le sens que une femme ait pu avoir à peu près une bonne flore intestinale durant le début de son enfance, puis admettons que à partir de 16 ans d’année en année cette flore se dégrade. Le système immunitaire de la femme et toutes ses fonctions essentielles s’étaient développé avant la dégradation de sa flore. Finalement, elle n’aurait pas de trouble du développement, puisque son développement était terminé, mais son enfant peut en avoir un car il aura hérité de sa flore dégradée et cette flore aura perturbé tout son processus de développement, d’où le développement d’un trouble de développement chez ce dernier comme l’autisme 🙂

        Avant de savoir dans quel mesure nous avons raison ou tort, il faudra attendre de futures avancées de la science dans ce domaine.

      • Alors, il y a beaucoup de choses dans ce message.
        Tout d’abord, oui, la flore itnestinale peut influencer l’expression des gènes. Donc la lecture que tu en fais, pourquoi pas.
        Ensuite, il n’y a pas que le contact strictement sexuel qui permet aux parents de partager leur flore digestive. Il y a déjà les baisers échangés. Et dans l’intimité sexuelle, il faut considérer autant les organes génitaux que le périné et l’anus du fait de leur grande proximité.
        Petite remarque au sujet des probiotiques, ce que tu dis semble avéré uniquement pour les probiotiques sous forme de compléments alimentaires qui, eux restent dans les voies digestives hautes. Les probiotiques d’origine naturelle sont beaucoup plus aptes à s’implanter dans l’entièreté des intestins.
        Et pour finir, oui, nécessairement, l’autisme est une maladie du développement. Ca ne fait aucun doute, que ce soit dans les interviews de NCM ou dans sa définition conventionnelle actuelle.
        Puis ce n’est pas à nous d’avoir raison ou tort. 🙂 Ce blog se propose de diffuser, par conviction basée sur l’expérience et pas sur la science, un message pertinent et une démarche thérapeutique qui fait ses preuves depuis de nombreuses année. Laissons aux scientifiques le souci de départager qui a raison ou tort. Mais selon quels critères ? Dans le cadre de quel paradygme ?
        Comme déjà évoqué dans un précédent article, les méthodes naturelles multifactorielles sont impossibles à appréhender à travers les grilles de lecture très clivées de la science et de la recherche actuelles. (voir https://laventuregaps.wordpress.com/2014/02/10/de-preuves-aucune/ )

    • Bonsoir Blandine,
      Ce serait intéressant de comparer vos sources et celles sur lesquelles se base Campbell-McBride. (Bien que ce ne soit pas l’axe de prédilection que je souhaite emprunter pour ce blog qui est avant tout un blog d’opinions et d’expériences personnelles.)
      Je pense que dans une récente étude, il a été trouvé des signes indiquant que le méconium n’était pas stérile.
      Maintenant, le méconium est évacué par le bébé après sa venue au monde, donc après être passé par le canal de naissance où il avale ses premières « bouchées » de bactéries. Je ne sais pas dans quelle mesure c’est pris en compte dans l’étude en question.
      Si dans son ouvrage, Campbell reste sur le principe selon lequel le corps du bébé est stérile durant sa vie intra-utérine, il est bien entendu que, par ailleurs, les toxines (les métaux lourds par exemple) présentes dans le corps de la mère se concentrent dans le fœtus. Une réalité physiologique bien dure à accepter sur le plan émotionnel !

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